dimanche 4 novembre 2018

La philosophie de O’Neill

O’Neill a beaucoup d’idées intéressantes à partager. Prendre ses vues sur la confiance. Ces dernières années (comme je l'ai noté dans des colonnes récentes), l'idée selon laquelle, dans l'Ouest, la confiance est en déclin est sans fin. O’Neill pense que c’est déplacé. “[Les gens disent] le but est d'avoir plus de confiance. Eh bien, franchement, je pense que c’est un objectif stupide », at-elle déclaré lors d’une récente conférence TED. «Je voudrais avoir davantage confiance dans les personnes dignes de confiance, mais pas dans celles qui ne sont pas dignes de confiance. En fait, mon objectif est d’essayer de ne pas faire confiance aux personnes indignes de confiance. ”  Au lieu de cela, O'Neill affirme que «nous devons penser beaucoup moins à la confiance, et encore moins aux attitudes de confiance détectées ou mal détectées par les sondages d’opinion», et se concentrer «beaucoup plus sur la fiabilité et la manière de donner aux gens des informations adéquates, utiles et utiles». simple preuve que vous êtes digne de confiance ».  Cela nécessite une meilleure transparence. Pour établir la confiance, une autre voie, moins discutée, consiste pour les institutions et les individus à se rendre vulnérables. Des entreprises comme Amazon qui offrent aux consommateurs le droit de retourner des marchandises remplit cette fonction: elles instaurent un climat de confiance en se rendant ouvertes aux critiques (et aux pertes financières) lors du retour des marchandises. Les évaluations en ligne sur des sites tels qu'Uber et Airbnb font la même chose: ils créent une confiance dite distribuée en laissant le vendeur et l'acheteur se noter mutuellement. O’Neill dit peut-être que nous devrions également introduire cette idée dans la politique et le gouvernement britanniques.   Mais il y a un autre point essentiel: O’Neill pense que nous devons nous concentrer sur les concepts d’éthique et de devoir. Cela a été démodé ces dernières années; au lieu de cela, l'accent est mis sur les droits des citoyens et les réglementations. Mais O’Neill est convaincu qu’il est impossible de remédier aux problèmes de la société en imposant simplement de nouvelles règles. "Vous avez cette mentalité de conformité devenue folle, et ça ne marche pas", m'a-t-elle dit au déjeuner cette semaine. Au lieu de cela, elle souhaite que la société redécouvre le concept oublié d'éthique - et la célèbre.   Cela ne sera pas nécessairement populaire dans le monde politique moderne. Mais c'est un intéressant idée à méditer, particulièrement à cette période de l’année. Peut-être est-il temps d’insérer dans nos craquelins de Noël certaines des pensées d’O’Neill - ou de tout autre philosophe moderne -. Nous pourrions tous faire avec un peu plus de philosophie dans le monde, avec ou sans un prix d'un million de dollars.

mardi 11 septembre 2018

Incentive à New York

La France donne décidément une bien piètre image de la démocratie, ces derniers temps. Certains de nos politiques ne reculent plus devant aucun excès. Et même si seule une poignée de politiques est concernée, force est de constater que ce sont ceux qu'on voit chaque jour dans les médias ! Jeudi dernier, j'ai participé à un incentive à New York, et j'en ai discuté avec d'autres participants. Et je me suis aperçu que je n'étais pas le seul à penser comme ça : nous étions tous écoeurés par les excès de cette campagne ! Il faut voir comment Fillon ne s'est pas gêné pour accuser impunément Bercy, Macron, Hollande, ou les médias d'être à l'origine de ses déboires, et ce sans avoir le plus petit début de preuve ! Avec ses gesticulations, fanfaronnades et accusations complotistes à tout-va, on en viendrait presque à le fond de l'affaire : le fait que complot ou pas, ce n'est pas la question ; il est question de détournement d'argent public et de pratiques frauduleuses pour un élu de la République, et cela depuis des années ! De son côté, Marine Le Pen n'a même plus besoin de se justifier face à la justice. Des notes adressées à la présidente du FN indiquent qu'elle n'ignorait rien des emplois fictifs du FN au Parlement européen ? Pourquoi s'en soucierait-elle ? Qui plus est, ses militants lui pardonnent volontiers ces « petits » écarts, ou croient au complot. Et cette liberté lui donne l'occasion de faire comme bon lui semble. D'après moi, la perquisition de février dernier à Nanterre résume bien la chose. En effet, les rapports de la police publiés via Le Monde signalent que la patronne du parti d'extrême-droite (car il s'agit bien d'un parti d'extrême-droite, même si on a tendance à le normaliser depuis quelques années) a carrément filmé la scène, et annoncé aux policiers qu'elle allait donner du grain à moudre à ses followers. Non seulement elle n'a pas obéi aux enquêteurs qui lui ont demandé d'arrêter de filmer, mais elle a rivé son téléphone sur sa poitrine pour qu'il continue d'enregistrer, puis a demandé aux enquêteurs s'ils allaient oser venir le prendre. L'exemplarité d'une élue selon Marine Le Pen ! Autrement, cet incentive à New York m'a bien plu. L'agence qui l'a mis en oeuvre propose des incentives un peu partout. Retrouvez toutes les infos sur ce voyage à New York en suivant le lien.

vendredi 24 août 2018

TGV : la régulation tarifaire et les tarifs sociaux

Dans le contexte de son monopole sur le transport de voyageurs, la tarification des trains à grande vitesse fait l’objet d’une régulation par l’Etat. Le texte en vigueur est un arrêté de 2011 : chaque année le ministre en charge des transports établit un barème kilométrique par origine-destination. Sur cette base l’arrêté fixe trois bornes tarifaires, établies historiquement à partir du barème kilométrique : - Le montant maximum en seconde classe par origine-destination ne doit pas dépasser 2,1 fois le montant du billet calculé selon le barème kilométrique ; - Au moins 50% des billets seconde classe vendus chaque année par SNCF doivent avoir un prix inférieur à 1,4 fois le barème kilométrique ; - Cette condition doit être vérifiée pour au moins 10% des billets de seconde classe vendus sur les trains partant entre le vendredi 12h et le samedi 12h et entre le dimanche 12h et le lundi 12h. Cette réglementation n’est en pratique pas ou peu contraignante : ainsi 90% des billets vendus ont un prix inférieur au plafond fixé, soit bien plus que l’objectif de 50% établi par le décret. En situation d’ouverture à la concurrence, elle n’aura simplement plus lieu d’être. Si la SNCF, en situation de monopole, fixe spontanément ses tarifs à des niveaux inférieurs aux seuils établis par l’Etat, c’est bien que la nature de son modèle économique et la concurrence intermodale l’y incite. Dans un marché ferroviaire ouvert, cette incitation sera encore plus forte. Une telle régulation ne conserverait son sens que dans le cas d’une ouverture à la concurrence « pour le marché », dans un système de franchises sur le modèle britannique. Par ailleurs la SNCF pratique des tarifs sociaux, généralement prévus par des textes législatifs ou réglementaires : handicapés, famille nombreuse, congé annuel, etc. Le coût pour la SNCF de ces réductions, de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros, est en principe assumé par l’Etat, qui ne compense pourtant plus la SNCF depuis quelques années. Dans un contexte d’ouverture à la concurrence, si ces tarifs sociaux sont maintenus, les textes devront être amendés pour que ces obligations s’appliquent à l’ensemble des opérateurs présents sur le marché, et fassent l’objet d’une réelle compensation, sans quoi ils risquent de ne pas être appliqués, au détriment des populations visées. L’ouverture à la concurrence devrait toutefois être l’occasion de toiletter l’ensemble de ces dispositifs, souvent issus d’une sédimentation règlementaire qui aboutit à une complexité inutile et un manque de clarté pour les voyageurs.

mardi 12 juin 2018

Un Albatros au dessus de l'eau

Les ingénieurs du MIT ont conçu un planeur robotisé capable de survoler la surface de l'eau, de prendre le vent comme un albatros tout en surfant sur les vagues comme un voilier. Dans les régions de fort vent, le robot est conçu pour rester en l'air, tout comme son homologue aviaire. Là où il y a des vents plus calmes, le robot peut tremper une quille dans l'eau pour rouler comme un voilier très efficace. Le système robotique, qui emprunte à la fois des conceptions nautiques et biologiques, peut couvrir une distance donnée en utilisant un tiers de vent comme un albatros et en voyageant 10 fois plus vite qu'un voilier typique. Le planeur est également relativement léger, pesant environ 6 livres. Les chercheurs espèrent que dans un proche avenir, de tels skimmers robotiques rapides et compacts pourront être déployés en équipes pour étudier de vastes étendues d'océan. "Les océans restent largement sous surveillance", explique Gabriel Bousquet, ancien postdoctorant au Département de l'Aéronautique et de l'Astronautique du MIT, qui a dirigé la conception du robot dans le cadre de son diplôme. thèse. «En particulier, il est très important de comprendre l'océan Austral et son interaction avec le changement climatique, mais il est très difficile d'y arriver, car nous pouvons maintenant utiliser l'énergie de l'environnement de manière efficace pour faire ce voyage de longue distance. avec un système qui reste à petite échelle. " Bousquet présentera les détails du système robotique cette semaine à la conférence internationale sur la robotique et l'automatisation de l'IEEE, à Brisbane, en Australie. Ses collaborateurs sur le projet sont Jean-Jacques Slotine, professeur de génie mécanique et des sciences de l'information et des sciences du cerveau; et Michael Triantafyllou, professeur Henry L. et Grace Doherty en sciences et ingénierie océaniques. La physique de la vitesse L'année dernière, Bousquet, Slotine et Triantafyllou ont publié une étude sur la dynamique du vol des albatros, dans laquelle ils ont identifié les mécanismes qui permettent au voyageur infatigable de couvrir de vastes distances tout en dépensant un minimum d'énergie. La clé des voyages marathon de l'oiseau est son capacité à entrer et sortir des couches d'air à haute et basse vitesse. Plus précisément, les chercheurs ont découvert que l'oiseau peut effectuer un processus mécanique appelé «transfert d'impulsion», dans lequel il prend son élan à partir de couches d'air plus hautes et plus rapides et, en plongeant, transfère cet élan vers des couches plus basses et plus lentes. sans avoir à battre continuellement ses ailes. Fait intéressant, Bousquet a observé que la physique du vol des albatros est très similaire à celle du voyage en voilier. L'albatros et le voilier transmettent l'élan afin de continuer à avancer. Mais dans le cas du voilier, ce transfert ne se produit pas entre des couches d'air, mais entre l'air et l'eau. «Les voiliers prennent leur élan du vent avec leur voile et l'injectent dans l'eau en repoussant avec leur quille», explique Bousquet. "Voilà comment l'énergie est extraite pour les voiliers." Bousquet a également réalisé que la vitesse à laquelle un albatros et un voilier peuvent voyager dépend du même équation, liée au transfert de l'impulsion. Essentiellement, l'oiseau et le bateau peuvent voyager plus rapidement s'ils peuvent rester en l'air facilement ou interagir avec deux couches, ou médiums, de vitesses très différentes. L'albatros se porte bien avec le premier, car ses ailes fournissent une portance naturelle, bien qu'il vole entre les couches d'air avec une différence relativement faible dans les vitesses du vent. Pendant ce temps, le voilier excelle à ce dernier, voyageant entre deux médiums de vitesses très différentes - l'air contre l'eau - bien que sa coque crée beaucoup de frottement et l'empêche d'obtenir beaucoup de vitesse. Bousquet se demandait: Que se passerait-il si un véhicule pouvait être conçu pour bien fonctionner dans les deux mesures, en mariant les qualités à grande vitesse de l'albatros et du voilier? "Nous avons pensé, comment pourrions-nous tirer le meilleur des deux mondes?" Bousquet dit. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette activité de baptême de l'air en L-39.

mardi 5 juin 2018

Quels sont les services publics touchés par la RGPP depuis 2007?

La réforme de la carte judiciaire dans le cadre de la RGPP a été la plus lourde de conséquences pour les petites villes en conduisant à la fermeture de nombreuses juridictions. Ainsi, sur les 317 tribunaux supprimés par la réforme, 239 avaient leur siège dans une petite ville. C’est également par les fermetures de nombreux commissariats et de gendarmeries, que la RGPP impacte les petites villes. Ces fermetures sont d’autant plus dommageables que l’Etat a choisi à l’heure actuelle de mettre l’accent sur les questions de sécurité. Autre conséquence préoccupante: les fermetures des petits hôpitaux, qui découlent de l’application de la RGPP, mettent en danger le système de soins dans nos territoires et l’égalité de l’accès aux soins. La RGPP a eu principalement pour conséquence une accélération et une accumulation des fermetures de services publics dans leur globalité. Cela a crée le plus souvent un effet domino : déplacement de familles, fermetures de groupes scolaires en raison du départ des enfants (écoles, collèges, lycées), déclin économique, hausse du chômage, effondrement du marché de l’immobilier dans le cas de grands départs (caserne). La RGPP engendre un réel cercle vicieux. Les baisses d’effectifs dans les services publiques se sont concentrées sur quatre pôles : La sécurité, avec une baisse importante des effectifs dans les commissariats et gendarmeries impliquant une augmentation des effectifs de polices municipales, la justice, avec la suppression de nombreux postes dans les juridictions subsistantes, La santé avec la disparition de nombreux services ou la fermeture de blocs chirurgicaux, de maternités, l’armée avec le le redéploiement de nombreuses garnisons. Certaines communes cumulent par ailleurs les fermetures et les restructurations de services publics, les condamnant à une asphyxie (Marmande, Joigny, Guéret, Lure…). Les réformes successives des services de l’Etat ont sinistré des territoires entiers.

mercredi 4 avril 2018

Réservé aux adultes

Que de chemin parcouru, ces dernières décennies ! C'en est presque incroyable. Cela peut paraître bateau à dire, mais cela n'en reste pas moins une vérité fondamentale dont il faut toujours nous souvenir. C'est la pensée qui m'a traversé l'esprit le week-end dernier, quand j'ai joué les pilotes à bord d'un simulateur de vol dernier cri. Je ne savais pas trop ce qui m'attendait en allant à Lille pour cette activité insolite, mais je dois dire que j'ai été stupéfait par l'immersion procurée par l'expérience ! Lorsque je songe aux simulateurs qui m'impressionnaient étant enfant, l'évolution est carrément fulgurante. Pour rappel, il y a à peine quelques décennies, l'écran VGA était ce qui se faisait de mieux ! Évidemment, pour la génération X, tout cela appartient désormais à l'antiquité. Nos enfants ont parfois l'impression que nous sommes nés avant l'électricité. Eux ont des smartphones dès la primaire, et regardent la télé sur leur tablette. Alors les simulateurs photo-réalistes d'aujourd'hui n'ont à leurs yeux rien d'extraordinaire. Mais pour qui a joué à Pac-Man comme je l'ai fait, c'est tout simplement renversant. Oui, cette époque est merveilleuse, mais en définitive, seuls les adultes ont la possibilité de l'apprécier vraiment. Il faut avoir grandi dans un monde où trois pixels faisaient un jeu pour remettre les choses en perspective. Et ce vol a d'une certaine manière changé ma vision des choses. Jusqu'à présent, je connectais systématiquement l'émerveillement à la jeunesse. Néanmoins, cet émerveillement que j'ai éprouvé lors de cette simulation témoigne qu'il y a certaines choses qui ne sauraient être senties que par les adultes. Cette expérience m'a prouvé que la vie adulte ne se limite pas aux chiffres et aux responsabilités : l'émerveillement persiste, même s'il est différent, et il suffit de prêter attention pour s'en persuader ! Si vous avez connu les écrans VGA et tout le tintouin je vous invite à faire l'expérience de ce simulateur de vol à Lille : croyez-moi, vous en ressortirez aussi excité qu'un gosse ! Voilà le site où je l'ai trouvé.

vendredi 23 mars 2018

Liberté d’expression, d’association et de réunion en Indonésie

L'année dernière encore, des personnes qui participaient à des activités politiques pacifiques ont été poursuivies en justice en Indonésie, en particulier dans des régions marquées par des mouvements indépendantistes comme la Papouasie. Bien qu’il ait purgé les deux tiers de sa peine d’emprisonnement et qu’il remplisse les critères d’octroi d’une libération conditionnelle, le prisonnier d’opinion Oktovianus Warnares était toujours en détention, car il avait refusé de signer un document dans lequel il déclarait prêter allégeance à l’État indonésien. Cet homme avait été déclaré coupable de « rébellion » (makar) en 2013 après avoir participé à des activités pacifiques de commémoration du 50e anniversaire de la cession de la Papouasie au gouvernement indonésien par l’Autorité exécutive temporaire de l’ONU. En août, Novel Baswedan, un enquêteur de la Commission pour l’éradication de la corruption, a été dénoncé à la police par le directeur des enquêtes de cette même commission, pour des accusations relevant de l’article 27(3) de la Loi relative aux informations et aux échanges électroniques, qui porte sur la diffamation en ligne. Les accusations de diffamation étaient liées à un courriel dans lequel cet homme, en qualité de représentant syndical du personnel, critiquait la direction de la Commission. Novel Baswedan a été victime d’une attaque à l’acide à Djakarta le 11 avril ; ses deux cornées ont été gravement atteintes. À l’époque, il dirigeait une enquête sur un détournement de fonds alloués à un projet de cartes d’identité électroniques, dans lequel des hauts fonctionnaires étaient impliqués. Le 10 juillet, le président Joko Widodo a approuvé la Loi réglementaire gouvernementale (Perppu) n° 2/2017 portant modification de la Loi de 2013 sur les organisations de masse, pour en retirer les garanties juridiques accompagnant la procédure d’interdiction des ONG et d’autres organisations. Le texte révisé, adopté par le Parlement en octobre, imposait des restrictions aux droits à la liberté d’association, d’expression, de religion et de conviction encore plus drastiques que celles imposées par la Loi relative aux organisations de masse en vigueur jusqu’alors. Il entravait déjà le travail des défenseurs des droits humains et se faisait l’écho de comportements discriminatoires envers certains groupes2. Les forces de sécurité et des groupes d’autodéfense ont interrompu des débats privés et des événements publics concernant les graves violations des droits humains commises en 1965. Le 1er août, des membres de la police locale et des militaires de Djakarta-Est ont interrompu un atelier organisé à Djakarta pour partager les conclusions du Tribunal international des peuples 1965, une initiative de la société civile visant à sensibiliser l’opinion internationale aux atteintes aux droits fondamentaux commises à grande échelle en 1965. Le 16 septembre, la police a interdit la tenue d’un séminaire privé dans les bureaux de l’Institut d’aide juridictionnelle d’Indonésie et de Djakarta, au cours duquel était prévue une intervention de victimes des violations de 1965. Dans la nuit du 17 septembre, environ un millier de personnes affirmant être « anticommunistes » ont encerclé les bureaux, prenant ainsi au piège des dizaines d’artistes et de militants qui participaient à un événement à propos de la récente répression des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Tôt le lendemain matin, la foule a lancé des pierres sur les bureaux et saccagé la clôture du bâtiment. Des centaines de policiers ont eu recours à du gaz lacrymogène pour la disperser.